Membre enregistré #810
Inscrit le mercredi 28 septembre 2005 - 15:39:52
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Une belle bête
en quelques chiffres...
Longueur...18 m
Envergure...24,5 m
Hauteur du mât...27 m
Longueurs des foils latéraux...6,5 m
Hauteur du Safran...3,6 m
Masse au décollage...6,5 tonnes (équipage de 5 personnes)
Masse en navigation...7 tonnes ( 800 Kg de ballast au vent)
Pression d'azote dans les écrêteurs...160 bars
Grand Voile...165 m²
Grand Voile 1 ris...138,5 m²
Grand Voile 2 ris...11O m²
Surface du génaker.....184 m²
Surface du Solent ...94 m²
Surface de la trinquette....49 m²
Force du vent minimum necessaire au décollage...12 noeuds Vitesse de pointe...45 noeuds
Membre enregistré #810
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... Deuxième sortie, 43 nœuds… ! Une belle récompense pour notre équipe franco-suisse de marins et ingénieurs. Je suis vraiment très fier d’eux et du travail impressionnant qu’ils ont accompli. Je pense que le potentiel de vitesse de notre oiseau de carbone se situe désormais entre 45 et 50 nœuds.
Il vaut mieux savoir où on est sans savoir où on va que de savoir où l'on va sans savoir où on est...
Membre enregistré #1124
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Il y a des aillettes (je ne sais pas le nom) de chaque coté, qui pointe vers l'intérieur. Je vois que c'est pour soulevé le bateau et ainsi diminuer la friction et augmenter la vitesse, mais pour qu'elle raison sont-elles inclinés ?
Membre enregistré #810
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Pompom a écrit: ... Il y a des aillettes (je ne sais pas le nom) de chaque coté, qui pointe vers l'intérieur. Je vois que c'est pour soulevé le bateau et ainsi diminuer la friction et augmenter la vitesse, mais pour qu'elle raison sont-elles inclinés ?
fonctionnement de l’amortisseur
L'écrêteur
L'écrêteur ou amortisseur d'efforts inventé par André Sournat
Un voilier hydrofoil est porté par la pression dynamique de l'eau sur ses foils : dépression sur le dessus des foils, surpression sur le dessous des foils.
La portance P est donnée par une formule très simple :
P = ½ Á e S V2
Á étant la densité de l'eau, e l'angle d'incidence, S la surface immergée du Foil et V la vitesse.
Pour obtenir la portance nécessaire pour faire décoller le voilier à une vitesse relativement faible, il faut une grande surface de foil. Quand la vitesse augmente, le Foil sort progressivement de l’eau, S diminue.
Mais les houles font varier en permanence cette surface mouillée des foils ainsi que l'incidence des filets d’eau sur le Foil par la combinaison de la vitesse orbitale dans les houles et des mouvements, en particulier de tangage du bateau.
À grande vitesse, la portance peut ainsi atteindre de façon dynamique des valeurs de plus de quatre fois la valeur nécessaire.
De telles forces sont pénalisantes pour les structures et d'ailleurs sur de grands voiliers, comme l’Hydroptère, réaliser des structures résistants à ces efforts de pointe serait très pénalisant pour leurs performances.
D'où l'idée de l’amortisseur ou plutôt, de manière plus précise du limiteur d'effort. Il s'agit en effet d'un système permettant au Foil de se replier légèrement quand la portance dépasse une valeur de consigne, la valeur de la portance étant maintenue à une valeur proche de la valeur de déclenchement pendant tout le mouvement, jusqu'au retour à la position initiale.
Le mouvement du Foil perpendiculaire aux filets d'eau réduit l'incidence et, donc, réduit la portance.
La vitesse du mouvement se règle automatiquement pour assurer cet équilibre.
Évidemment, ce mouvement est forcément limité (dans le cas de l’Hydroptère à environ 60 cm en extrémité de foil). Mais le calcul montre que ceci est suffisant pour réellement écrêter les valeurs de la portance dans pratiquement toutes les situations de mer.
Le résultat est une limitation de la pointe de portance et son étalement, voir ci-dessous.
Il vaut mieux savoir où on est sans savoir où on va que de savoir où l'on va sans savoir où on est...